Résumé

Gabriel de Moyria Odilie, ou l'Ange du bocage, par M. Gabriel de Moyria (1837)

C'est dans cette contrée sauvage, dans celte sombre habitation, qu'Odilie, accoutumée aux rians tableaux de la nature, aux prestiges des arts, au luxe de l'opulence, se trouvait confinée sans espérance de voir la fin de ce cruel exil. C'est là, qu'avec ses grâces ravissantes, ses talens enchanteurs, et tous les trésors de son ame si tendre et si noble, elle se vovait séparée du monde, et vouée au néant de la solitude, comme un astre éclipsé dont on a voilé la lumière, et qui, loin d'en perdre un seul rayon, la concentre en lui-même plus forte et plus brillante.
Source : Gallica

Gabriel de Moyria Odilie, ou l'Ange du bocage, par M. Gabriel de Moyria (1837)

Pourquoi, lui dit Jules, ne pas me laisser ici? c'est la place du chrétien mourant; après avoir combattu pour mon Dieu, il m'est doux d'expirer sur le parvis sacré de son temple.
Non, vous ne mourrez pas, s'écrie Odilie; nous aurons des secours.
Des secours! , répond Jules, d'une voix
défaillante, il n'en est plus pour moi; la politique n'en a point pour les objets de sa haine; d'ailleurs, que me manque-t-il? Dieu me protège, puisqu'il permet que vous m'apparaissiez à l'heure de mon trépas.
Source : Gallica

Gabriel de Moyria Odilie, ou l'Ange du bocage, par M. Gabriel de Moyria (1837)

Il arrive à ce pavillon , sanctuaire mystérieux, où' l'Ange du Bocage aimait à se dérober aux regards d'un monde si peu digne de le posséder. Le feu dévorateur l'a respecté; mais son délabrement, son intérieur dépouillé, la solitude qui l'entoure, tout annonce l'absence et l'abandon. C'est là, se ditil , qu'elle m'a fait entendre les premiers accens de sa douce voix; c'est là que j'ai reçu le premier aveu de sa tendresse , et que son ame sensible et ingénue s'est épanchée dans la mienne; c'est là que des pleurs d'amour se sont échappés de ses yeux, et que sou coeur brûlant a soupiré pour moi
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature