Charles Maire, Rimes d'automne (1892)
“ Mais c'est un souvenir d'amour immatériel Qui parle à ma pensée et que mon coeur épure, C'est le besoin d'aimer, cantique universel, Dont ma bouche à présent épelle le murmure. Dans mon pèlerinage à travers le réel, Mon regard a cherché sans cesse l'arc-en-ciel, Et lorsque j'ai souffert, c'est toujours la nature Dont la vue a pris soin de guérir ma blessure. Le bonheur, quel qu'il soit, ne peut se retenir, En peu de temps tout se transforme en souvenir, Les rêves que l'on fait un rêve les prolonge, Dans le monde il n'est rien qui dure... ”
