Adolphe Esménard Du Mazet, Désillusions : poésies (1862)
“ Le vol capricieux d'un rêve séduisant, Parfois il soupirait car son coeur de Poète Offrait à son regard plus d'un tableau riant. Tout le fesait rêver : l'enfant qui balbutie Dans les bras de sa mère un premier mot d'amour, Le vieillard qui s'en va, fatigué de la vie Et pressé d'arriver à l'éternel séjour ; La fleur qui, sur sa tige, au souffle de la brise Abandonne le soir son parfum le plus pur, La source qui s'enfuit, le ver luisant qui glisse, Le papillon doré, le moucheron d'azur ! ”
