Douar

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Guillaumet Gustave Guillaumet,  Tableaux algériens (1891)

“ Le douar ne dessine plus qu'une silhouette noire, découpant sur le ciel de légères fumées dont les colonnes, droites au-dessus des tentes, se dissipent promptement dans l'air, qu'aucun souffle n'agite. A peine entend-on bruire, à travers le silence, les mâchoires des ruminants, l'aboiement de quelque chieri aux écoutes.
Dans le lointain, les horizons se couvrent de mystère.
”
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan,  La Vivandière, par Léon Gozlan (1872)

“ Dans les villages qu'il traversait, des milliers d'Arabes se précipitaient au-devant de lui et couvraient d'ardentes caresses son burnous et ses mains, en criant avec une sorte de délire : Voilà celui qui a délivré notre douar de l'abominable présence de la panthère et du lion !
Comment un jeune homme si bien doué, et tirant un si habile parti de ses dons, se serait-il absolument défendu d'un peu de vanité?
”
Source : Gallica

A. Rey,  Revue des Deux Mondes

“ Chaque douar a un caïd qui dépend de celui de la tribu, et ce dernier du caïd de la province. La mosquée du douar, tente semblable aux autres tentes, est gardée par un muphti, prêtre, notaire et maître d’école à la fois. On trouve dans les douars des hommes que l’on regarde comme lettrés. Ces érudits, qui ne savent ni lire ni écrire, parlent un idiome qui ne ressemble ni à l’arabe du Coran, dont ils n’entendent pas un mot, quoiqu’ils en répètent quelques versets, ni au dialecte maure parlé dans les villes. ”
Source : Wikisource

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