O. de La Bourdonnaye

Résumé

O. de La Bourdonnaye Dans le Bled (1905)

Bientôt tout le monde est à cheval et chacun prend son point de direction dans l'alfa. On s'avance en fourrageurs. Balançant silencieusement leurs jambes aux flancs de leurs petits chevaux étiques, à la crinière touffue, à la queue traînante, les Arabes fixent leurs yeux de lynx sur les touffes d'alfa qu'ils traversent. De temps à autre, un lièvre troublé dans son gîté se lève affolé et, réveillant l'attention des sloughis, les excite à rompre leurs liens. Tout à coup, à l'extrémité gauche de la ligne, des cavaliers bondissent en avant.
Source : Gallica

O. de La Bourdonnaye Dans le Bled (1905)

Tant que les chiens ne sont pas en vue de l'animal, il faut galoper sur celui-ci à franc-étrier. Dés que le sloughi l'aperçoit, on le laisse fondre sans répit; on suit à quelque distance, prêt à corriger le défaut.
Quelle ardente chevauchée dans des terrains d'aspect uniforme, souvent coupés de ravines, parsemés de rochers, de touffes impénétrables, de pierres roulantes, avec un horizon toujours fuyant devant soi, et devant soi aussi un point grisonnant qui s'éloigne, le lièvre ou le chacal, des animaux fous de vitesse, talonnés par des animaux fous de vigueur et d'entrain!
Source : Gallica

O. de La Bourdonnaye Dans le Bled (1905)

Le sloughi a la tête fine, terminée par un museau pointu; le cou, puissant et fortement tendu, descend sur une poitrine large et profonde, la ligne de dessous est nettement relevée en arrière, les avant-bras sont longs, les genoux et les jarrets tout près de terre. Sa conformation se rapproche de celle du pur-sang. Malheur au gibier qui, trop confiant en ses propres forces, ne ruse pas avec lui. Car l'animal poursuivi n'a souvent qu'une chance de salut.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature