étrier

Définition et enjeux

Albin d' Abel de Chevallet,  Origine et formation de la langue française… (1853-1857)

“ TRÉSOR, de thesaurus; ÉPAUTRE, du tudesque spelt, etc.
- ETRIER : en basse latinité, strepa, streva; en espagnol et en portugais, estribo. Nous disions autrefois strieu, et plus anciennement estrief Estrief, ne siele, ne sosçaingle.
( Phil. Mouskes, cité par du Cange, art. Strepa. )
Les anciens étriers ne consistaient qu'en une courroie qui s'élargissait à l'endroit où le cavalier plaçait le pied.
On peut s'en convaincre en examinant certains sceaux et certaines médailles du moyen âge, où se trouve un homme à cheval.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset,  Alfred de Musset (1867)

“ Qui? je n'en sais rien; quelque belle fille toute l'onde comme les femmes de Miéris ; quelque chose de doux comme le vent d'ouest, de pâle comme les rayons de la lune; quelque chose de pensif comme ces petites servantes d'auberge des tableaux flamands, qui donnent le coup d'étrier à un voyageur à larges boites, droit comme un piquet sur un grand cheval blanc. Quelle belle chose que. le coup de l'étrier! une jeune femme sur le pas de sa porte, le feu allumé qu'on aperçoit au fond de la chambre, le souper préparé, les enfants endormis ”
Source : Gallica

Euripide ,  ORESTÈS

“ ORESTÈS. Par les Dieux, que tu ne m’amollisses pas, en me faisant pleurer au souvenir de nos maux !
ÉLEKTRA. Nous allons mourir ! Se peut-il que nous ne déplorions pas nos maux ? La chère vie est une chose digne d’être pleurée, en effet, pour tous les mortels.
ORESTÈS. Ce jour est maître de nous ; il faut préparer les lacets ou aiguiser l’épée de notre propre main.
ÉLEKTRA. Frère, tue-moi donc, afin qu’aucun des Argiens ne me tue, en outrageant ainsi la race d’Agamemnôn.
ORESTÈS. C’est assez du meurtre de ma mère. Je ne te tuerai point. Meurs de ta propre main, et comme tu le voudras.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature