Euripide 

Résumé

Euripide  ORESTÈS

MÉNÉLAOS. C’est que la colère, unie à la vieillesse, n’est point une chose sage.
TYNDARÉÔS. Avec celui-ci, quelle lutte de sagesse peut-on engager ? Si les actions bonnes ou mauvaises sont évidentes pour tous, qui, de tous les hommes, a été plus insensé que celui-ci, qui n’a pas respecté ce qui est juste et ne s’est point conformé à la loi commune des Hellènes ? Après qu’Agamemnôn eut rendu l’âme, frappé à la tête par ma fille, crime abominable que je n’approuverai jamais, il fallait que celui-ci poursuivît le meurtre par une juste accusation et chassât sa mère des demeures.
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Euripide  ORESTÈS

Bientôt quelque Argien armé va se ruer à l’aide vers la demeure. Regardez mieux encore ! Ce n’est pas le lieu de se reposer. Les unes et les autres, portez vos yeux de tous côtés, ici et là.
LE CHŒUR. Nous changeons d’endroit, et nous surveillons de toutes parts.
HÉLÉNÈ. Hélas ! Pélasgienne Argos, je péris misérablement !
ÉLEKTRA. Entendez-vous ! Les hommes mettent la main au meurtre. C’est le hurlement de Hélénè, comme il m’est permis de le supposer.
LE CHŒUR. Ô puissance de Zeus, puissance éternelle de Zeus, viens en aide à nos amis !
HÉLÉNÈ. Ménélaos !
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Euripide  ORESTÈS

ORESTÈS. N’était-ce pas ainsi qu’à Troia le fer était la terreur des Phryges ?
LE PHRYGE. Éloigne cette épée ! De près elle menace, par ses éclairs, d’une mort terrible.
ORESTÈS. Crains-tu d’être changé en pierre, comme si tu voyais Gorgô ?
LE PHRYGE. Je crains bien plus de mourir, car je ne connais pas la tête de Gorgô.
ORESTÈS. Étant esclave, tu crains la mort qui t’affranchira de tes maux ?
LE PHRYGE. Tout homme, bien qu’esclave, se réjouit de voir la lumière.
ORESTÈS. Tu parles bien ; ta prudence te sauve. Mais rentre dans la demeure.
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