Albert Londres,
L’Âme qui vibre
“ Si tu n’es pas un mythe, Apollon, je t’invoque, Car nous sommes trahis par toute notre époque. Les poètes, vois-tu, sont traités en galeux. Apollon, dieu des Arts, ne peux-tu rien pour eux ? Chassé par les rumeurs de la foule unanime, Descendu de sa tour, ton cher enfant chemine. Même dans le pays que sa voix a chanté, Le poète, aujourd’hui, n’a plus droit de cité. Portant sa lyre ainsi qu’on porte une besace, En dehors de la ville il arpente l’espace. Laisseras-tu longtemps, Apollon, dieu des Arts, Les âmes de ton âme errer sur les remparts ? ”
