Comte Foelix

Élements biographiques

Comte Foelix,  Les fleurs animées. Tome 1 (1867)

“ Ne sentez-vous pas un air plus léger et plus suave que celui qui nourrit ordinairement votre respiration, jouer dans vos cheveux? Ne distinguez-vous pas, au milieu de l'obscurité qui voile votre regard, une clarté plus vive, plus pénétrante, plus douce que celle du ciel même de la patrie? C'est que notre voyage est terminé, nous sommes dans les domaines de la Fée aux Fleurs.
Voici son jardin, où se trouvent réunis et vivent dans une égalité fraternelle les produits de toutes les zones, de tous les climats, la fleur éclatante des tropiques à côté de la violette; l'aloès auprès de la pervenche.
”
Source : Gallica

Comte Foelix,  Histoire des femmes mythologiques… (1861)

“ Si la vengeance est le plaisir des dieux, elle pouvait bien être quelque peu celui de ce Titan, qui était certainement d'origine divine : c'était donc pour se venger qu'il se posait ainsi en rival de Jupiter. D'abord il prend un bloc d'argile et lui donne la forme d'un homme ; puis, protégé par Minerve, il pénètre furtivement dans le ciel et dérobe au soleil une étincelle avec laquelle il anime sa statue. Jupiter, indigné, fait saisir cet audacieux, et ordonne de l'attacher sur le mont Caucase, où un vautour doit lui ronger les entrailles. ”
Source : Gallica

Comte Foelix,  Histoire des femmes mythologiques… (1861)

“ Ce dieu vénérable et son frère le Destin n'étaient pas sortis seuls du chaos ; la main ignorée et puissante qui les en avait tirés en avait fait naître en même temps la déesse Vesta, appelée aussi Cybèle ou la Terre.
Tout occupé du sort des humains et de la rédaction de ses irrévocables arrêts, le Destin s'accommoda promptement de sa position; mais il n'en fut pas de même des deux autres, Cœlus et Vesta. Ces infortunés, ainsi jetés dans l'immensité, ne tardèrent pas à trouver bien monotonne leur inutile grandeur. Le Ciel s'ennuyait, Vesta soupirait; tous deux souffraient d'un même mal.
”
Source : Gallica

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