“ « Vous permettez ? » dit Hélène Liseron. Debout, les bras levés, elle dépinglait son chapeau devant un miroir. Il s’assit et la regarda. Les cheveux roux voletaient, et la nuque potelée luisait comme sous une résille d’or pur. Les bras fermes et gras s’épanouissaient hors des manches courtes, et une rosée chaude perlait sur la peau. Les doigts dans la chevelure agitaient un parfum violent et délicat. Dans le miroir, Fierce vit des yeux sournois, puis un sourire bizarre. ”
Liseron
Définition et enjeux
Le liseron, plante rampante souvent liée à la végétation sauvage, a traversé les écrits de scientifiques et de poètes. François Rozier le classe parmi les espèces botaniques, tandis que François Coppée l’utilise comme métaphore dans un poème où il incarne l’amour désespéré d’une plante pour un oiseau.
J.-H. Rosny aîné l’évoque dans un récit, et Leconte de Lisle, dans ses poèmes tragiques, en fait un symbole. Associé aux thèmes du lierre et de la fleur, le liseron révèle une dualité entre approche scientifique et imagination littéraire.
Citations sur “liseron”
François Rozier,
Cours d’agriculture
“ La Soldanelle est encore une espèce de liseron. (Voyez le mot Soldanelle) Il en est ainsi pour le liseron-Jalad, le liseron-Batate, le liseron-Scammoné. (Voyez ces mots.) De plus grands détails sur les liserons, nous meneroient trop loin ; car Von Linné en compte cinquante-trois espèces, dont la connoissance de la plupart est très-inutile aux cultivateurs, ou aux fleuristes, Il ne s’agit point ici d’un dictionnaire de botanique. ”
François Coppée,
Œuvres complètes de François Coppée
“ PRESQUE UNE FABLE Un liseron, madame, aimait une fauvette. — Vous pardonnerez bien cette idée au poète, Qu’une plante puisse être éprise d’un oiseau. – Un liseron des bois, éclos près d’un ruisseau, Au fond du parc, au bout du vieux mur plein de brèches, Et qui, triste, rampait parmi les feuilles sèches, Écoutant cette voix d’oiseau dans un tilleul, Était au désespoir de fleurir pour lui seul. Il voulut essayer, s’il en avait la force, D’enlacer ce grand arbre à la rugueuse écorce Et de grimper là-haut, là-haut, près de ce nid. Il croyait, l’innocent, que quelque chose unit Ce qui pousse et fleurit à ce qui vole et chante. ”
