Résumé

Joseph Vianey Les Poèmes barbares de Leconte de Lisle

Midi, si admiré, « n’était après tout qu’un tableau, et il n’y a que cela dans ce volume qui ose bien s’appeler Poèmes : il n’y a que des tableaux et des vignettes quand il n’y a plus de tableaux. On parla de Poussin, on parla d’Ingres, on parla aussi de Delacroix, quand M. Leconte de Lisle fit les Jungles et peignit les bras d’ambre de ses femmes et le tacheté de sa panthère. Mais quel triste destin pour un poète d’être comparé même à de grands peintres, dont il n’est jamais avec des mots que le pâle reflet ! »
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Joseph Vianey Les Poèmes barbares de Leconte de Lisle

Le Jaguar, c’est le chasseur attendant sa proie et la saisissant ; la Panthère, c’est le retour de la chasse. Quand le jaguar s’en va, le jour tombe ; quand la panthère revient, le jour se lève. Autour de la panthère, le décor est splendide ; autour du jaguar, le décor est sinistre. Avec le jaguar, nous sommes en Amérique ; avec la panthère en Malaisie. Mais en tout pays, splendide ou morose, à l’est ou à l’ouest, la lutte est la même, et partout le roi de la nature, c’est le fauve, roi perpétuellement inquiet, d’ailleurs, tant il a peur, non pour sa couronne, mais pour son dîner.
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Joseph Vianey Les Poèmes barbares de Leconte de Lisle

Leconte de Lisle voulait opposer les Poèmes Barbares aux Poèmes Antiques.
Mme de Staël et d’autres apôtres du romantisme avaient opposé l’ère moderne à l’ère antique. L’ère antique, disaient-ils, est close. Toute littérature qui désormais s’inspirera d’elle sera morte en naissant. Modernes, ayons une littérature qui soit de notre ère, et celle-ci commence avec le christianisme.
Pour Leconte de Lisle, l’ère antique, c’est celle de la beauté et de la sagesse. Mais dans cette antiquité bienfaisante, il ne fait entrer que la Grèce et l’Inde, l’Inde des Védas et de Baghavat.
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