Leconte de Lisle,
Poèmes barbares
(1862)
“ Akhab de Samarie, et toi, vile idolâtre ! Le spectre de Naboth sanglote dans le vent. Dans le puits du désert où filtre l’eau saumâtre, Entre vos murs de cèdre et sous l’épais figuier, Dans les clameurs de fête et dans les bruits de l’âtre, Dans le hennissement de l’étalon guerrier, Dans la chanson du coq et de la tourterelle, Akhab et Jézabel, vous l’entendrez crier ! Naboth est mort ! Les chiens mangeront la cervelle Du couple abominable en son crime têtu ”
