Nabab

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Le Nabab

“ J’ai connu le « Vrai Nabab » en 1864. J’occupais alors une position semi-officielle qui m’obligeait à mettre une grande réserve dans mes visites à ce fastueux et accueillant Levantin. Plus tard je fus lié avec un de ses frères mais à ce moment-là le pauvre Nabab se débattait au loin dans des buissons d’épines cruelles et l’on ne le voyait plus à Paris que rarement. Du reste il est bien gênant pour un galant homme de compter ainsi avec les morts et de dire : « Vous vous trompez. Bien que ce fût un hôte aimable, on ne m’a pas souvent vu chez lui. » ”
Source : Wikisource

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Le Nabab

“ Il n’y avait en ce moment dans le palais qu’un homme aussi heureux que lui, c’était le Nabab. Escorté de ses amis, il tenait, remplissait la grande travée à lui seul, parlant haut, gesticulant, tellement glorieux qu’il en paraissait presque beau comme si, à force de contempler son buste naïvement et longuement, il lui avait pris un peu de cette idéalisation splendide dont l’artiste avait nimbé la vulgarité de son type. ”
Source : Wikisource

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Le Nabab (1877)

“ Au moins la laideur du Nabab avait pour elle l'énergie, son côté aventurier et canaille, et cette expression de bonté, si bien rendue par l'artiste, qui avait eu le soin de foncer son plâtre d'une couche d'ocre lui donnant presque le ton hâlé et basané du modèle.
Les Arabes firent, en le voyant, une exclamation étouffée : « Bou-Saïd. » (le père du bonheur) . C'était le surnom du Nabab à Tunis, comme l'étiquette de sa chance.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature