Résumé

Paul Féval Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille

Cette émotion soudaine et irrésistible qui avait saisi, au bois de Boulogne, Berry-Montalt, ou, pour parler mieux, l’aîné de Penhoël, et qui avait arraché l’épée à ses mains tremblantes, ne dura qu’un instant.
Il avait été vaincu par un de ces fougueux mouvements du cœur, dont nulle volonté humaine ne peut arrêter l’élan. Tous ses projets de colère et de vengeance s’étaient évanouis à la fois. Durant une minute, Louis eut des larmes dans les yeux, et son cœur battit contre la poitrine du vieil oncle Jean.
Étienne et Roger regardaient, partagés entre la surprise et l’émotion contagieuse.
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Paul Féval Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille

L’oncle Jean s’approcha comme pour l’embrasser, et prononça quelques paroles à son oreille.
Montalt recula et porta ses deux mains à sa poitrine, comme si tout son être eût éprouvé un choc terrible : c’était la joie qui l’écrasait.
Une expression d’extatique bonheur se répandit sur son beau visage.
— Moi !... moi !... s’écria-t-il d’une voix entrecoupée ; Dieu m’aurait gardé tant de joie !... Diane ! Cyprienne !... les deux enfants de mon cœur !... les deux anges qui charmaient ma détresse !... Morbleu !
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Paul Féval Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille

C'était Marthe de Penhoël qui avait orné avec amour la retraite de son enfant. Elle était redevenue jeune à penser pour sa fille; et si parfois un peu d'espoir consolait la tristesse de sa nuit solitaire, c'est qu'elle songeait qu'entre ces rideaux blancs son doux ange dormait, ignorant à la fois les angoisses du présent et les menaces de l'avenir.
Chacun, si malheureux qu'il soit, possède aussi, au fond de son cœur, une sorte d'asile où abriter sa pensée. Il est toujours un coin de l'âme où Dieu clément laisse un rayon d'espoir.
Source : Gutenberg

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