Paul Féval, Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille
“ Cette émotion soudaine et irrésistible qui avait saisi, au bois de Boulogne, Berry-Montalt, ou, pour parler mieux, l’aîné de Penhoël, et qui avait arraché l’épée à ses mains tremblantes, ne dura qu’un instant. Il avait été vaincu par un de ces fougueux mouvements du cœur, dont nulle volonté humaine ne peut arrêter l’élan. Tous ses projets de colère et de vengeance s’étaient évanouis à la fois. Durant une minute, Louis eut des larmes dans les yeux, et son cœur battit contre la poitrine du vieil oncle Jean. Étienne et Roger regardaient, partagés entre la surprise et l’émotion contagieuse. ”
