Montalt

Définition et enjeux

Paul Féval,  Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille

“ Aussi, Montalt, au milieu du doute renaissant, voyait-il toujours ces deux visages qui lui souriaient et le rappelaient à la foi.
Tout ce qu’il pouvait faire, c’était de se roidir, et sa colère s’en augmentait sourdement.
Onze heures sonnèrent à la pendule. Montalt se leva et secoua brusquement la tête, comme un homme qui veut se débarrasser, une bonne fois, du fardeau importun de ses pensées.
— Il ne viendra pas !... dit-il, tant mieux !... Je suis las de ces fades angoisses !... et je leur dis adieu pour toujours... Séid !
”
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Paul Féval,  Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille

“ Ses pieds nus effleuraient à peine le parquet brillant du pont.
Au moment où il atteignait l’écoutille, la voix du nabab s’éleva de nouveau.
— Seïd !...
Le noir revint, docile.
Montalt murmurait :
— Que lui dirai-je ?... Je ne l’aime pas... Oh ! ceux qu’on nomme les malheureux ont un désir au moins, et parfois une espérance !...
Il y avait autour de ses lèvres un sourire amer.
Les matelots disaient :
— C’est trop heureux !... ça ne sait pas ce que ça veut !...
— Rien !... poursuivait Montalt, c’est la vie !... et qu’y a-t-il après la mort ?...
”
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Paul Féval,  Les Belles-de-nuit ou Les Anges de la famille

“ Le palais de Montalt réunissait la mollesse du XVIIIe siècle aux mollesses de l’Orient, sans craindre le voisinage des modes roides du gentlemanry pur sang.
Car Montalt, malgré toute sa puissance, ne pouvait façonner que le dedans à sa guise. Entre les murs de l’hôtel ses souvenirs pouvaient prendre une forme et lui rendre aisément l’aspect aimé de sa vie indienne ; il pouvait se croire encore à Mascate, ou parcourant en vainqueur, avec ses cipayes, un coin de la Perse, une province du Kaboul...
Mais au dehors, c’était l’Europe. Impossible de refaire les mœurs de tout le monde.
”
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