Montluc

Définition et enjeux

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin,  Tableau de la littérature française au XVIe siècle… (1862)

“ Henri IV appelait les Mémoires de Montluc la Bible des soldats. Nulle part en effet n'éclate avec plus de vivacité l'ardeur de l'esprit militaire. Montluc est-il au parlement de Bordeaux et de Toulouse, il s'étonne de tous ces jeunes gens qui, à l'âge où le sang bout dans les veines, s'amusent tranquillement dans un palais. Serviteur des dames quand il est de loisir, ayant le repos comme ennemi capital, il ne respire que la guerre et les armes. Quand il est à Rome, antiquaire à sa façon, il se fait montrer les lieux où s'étaient livrés tant de beaux combats. ”
Source : Gallica

Jean Du Castre d' Auvigny,  Histoire de Blaise de Montluc (1882)

“ La retraite se fit en bon ordre, et les soldats riant entre eux de leur frayeur commune, admiraient l'intrépidité de Montluc, que l'obscurité profonde où il s'était vu plongé, les coups redoublés des ennemis, et l'abandon général des siens, n'avaient pu ébranler; mais il s'en fallait beaucoup que Montluc eût aussi bonne opinion de lui-même. Il avoua à ses amis, que s'il eût cru les ennemis en si grand nombre et si près de lui, il n'eût pas manqué de suivre ses compagnons; c'est assez le caractère du Français d'être poltron ou brave par imitation. ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant,  Montluc le Rouge. Partie 1 (1878-1879)

“ Le vieux Montluc appuya la main droite sur l'épaule de son fils et dit aux Algonquins : « Celui-là est du sang des Montluc, des Champlain et des Ériés, les trois races les plus illustres de l'univers. Vous pouvez le suivre avec confiance dans la bataille ; il a l'intrépidité de l'homme rouge et la science de l'homme blanc. Après moi, c'est lui qui sera votre chef et votre frère aîné. » ”
Source : Gallica

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