Alfred Assollant,
Montluc le Rouge. Partie 1
(1878-1879)
“ A ces mots Montluc se leva indigné. « Sire, mon père et moi nous ne regrettons rien, si ce n'est d'avoir perdu les bonnes grâces de Votre Majesté, et nous ne demandons rien, si ce n'est la faveur de nous faire tuer en combattant les ennemis de la France, et de vous garder, au prix de notre sang, une province qui pourra devenir un jour le plus grand empire de l'univers. Mon ami, M. de Kildare, prendra les ordres de Votre Majesté et emmènera les troupes que vous daignerez envoyer à Québec. Pour moi, je pars. C'est trop que de subir en un jour l'insolence d'un ministre et la grâce d'un roi. » ”
