Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Enfin l’action la plus lugubre est terminée par des chants et des cris de victoire ; mais jamais la famille du mort ne prend part à ces réjouissances. On observe même un deuil sévère dans sa cabane ; chacun doit s’y couper les cheveux, s’y noircir tout le visage, se tenir souvent debout, la tête enveloppée dans une couverture, ne regarder personne, ne faire aucune visite, ne rien manger de chaud, se priver de tous les plaisirs, et ne se pas chauffer au cœur même de l’hiver. Après ce grand deuil, qui est de deux ans, on en commence un second, mais plus modéré, et qu’on peut adoucir par degrés. ”
