Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ On ne fait pas des marchands derrière un comptoir avec des décrets. La traite des fourrures, la vie de coureur de bois, avait bien de l’empire sur les imaginations ; elle tentait bien les gentilshommes, mais il ne leur restait que le choix de se mettre aux gages des capitalistes. Les cens et rentes, très faibles, ne suffisaient point à couvrir les frais d’entretien d’une famille. L’habitant avait le bon côté de la situation ; la richesse nationale était dans ses mains : lui seul possédait le moyen d’accumuler, ou plutôt il était le véritable seigneur du Canada. ”
