Le Bas-Canada, colonie britannique fondée en 1791 par la scission de la province de Québec, était un territoire majoritairement francophone et catholique, régulé par un code civil français et marqué par les vestiges du régime seigneurial. Son histoire, jalonnée de conflits politiques, de soulèvements et de réformes, a nourri des interprétations diverses.
Louis-Joseph Papineau y perçoit un terreau propice au nationalisme, tandis que John George Lambton critique l’absence d’institutions modernes. Michel Bibaud, en revanche, met en avant la résilience de cette société. La fin du Bas-Canada en 1841, avec l’instauration du Canada-Uni, marque la fin d’une ère de profondes mutations, laissant un héritage institutionnel et culturel durable.