Antoine Gérin-Lajoie,
Jean Rivard, le défricheur
“ Si je ne suis pas en état de les établir à l’âge où leur cœur parlera, j’en ferai des hommes comme toi, mon ami. La vie du cultivateur est, après tout, la plus rationnelle. « J’ai été employé de temps en temps comme copiste, depuis que je t’ai écrit, mais tout cela est bien précaire. — Adieu. « Tout à toi,« Gustave Charmenil. » — Oh ! oh ! se dit Jean Rivard, après avoir lu cette longue lettre, voilà mon ami Gustave lancé dans la haute société. D’après tout ce qu’il m’a déjà dit du monde, de ses vanités, de ses frivolités, de son égoïsme, je crains bien qu’il ne se prépare des mécomptes. ”
