Léo-Paul Desrosiers, Les Opiniâtres
“ Koïncha dormit un peu. Elle partit vers minuit. Désormais, elle voyagea sans répit, pagayant un peu, laissant le courant porter le canot, sommeillant quelques heures au hasard d’une crique, mâchant son blé d’Inde. Des rapides coupaient le cours de l’eau ; elle réveillait François, et soudain bousculée, l’embarcation courait et bondissait. Mais l’obstacle le plus redoutable, elle y avait songé dès le début, elle le sentait approcher. Sur une distance de dix milles, le fleuve s’affaissait d’une cinquantaine de pieds, d’un lit de pierre à l’autre, et formait les rapides de La Chine. ”
