Sous-bois

Définition et enjeux

Étienne Péroz Par vocation : vie et aventures d'un soldat de fortune… (1905)

Le sous-bois est très sombre ; parfois cependant, un coin lumineux, éclairé par un rayon qui s'est glissé à travers le trou que la chute d'une maîtresse branche a ouvert dans le dôme de feuillage. Nous allons toujours plus loin; nous espérons que l'escalade d'un mamelon nous fera émerger au-dessus de ce toit feuillu, uniformément tendu sur la contrée. Des troncs culbutés qui
pourrissent, des taillis serrés, des enchevêtrements impénétrables de lianes, rompent seuls la monotonie de cette armée innombrable de géants dont nous ne voyons que le corps monstrueux et les maîtresses fourches.
Source : Gallica

Joseph Prades Forêts : mélanges (1920-1921)

Ainsi, dans ce Sud-Ouest où trop souvent le fleuve est une mer, la rivière un fleuve, le ruiseau une rivière, l’eau courante fait tellement défant qu’il n’y a de franchement navigable pendant toute l’année, tous trajets canalisés mis à part, que le fameux estuaire, d’ailleurs de plus en plus encombré d’îles allongées, tendant à se réunir bout à bout, comme pour faire deux couloirs au lieu d’un.
Source : Gallica

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