Michelle LeNormand,
La Maison aux phlox
“ Lorsque le vent de la rivière fraîchissant avec la nuit, nous poussait vers la maison, le piano, — qui vivait alors ses belles années, ses jours de gloire et d’utilité, — le piano s’ouvrait, les notes s’envolaient et nous chantions. Nous chantions : J’ai tant de choses à vous dire, Qu’on en ferait un livre entier, S’il me fallait vous les écrire, J’y sécherais tout l’encrier... J’ai le cœur plein de villanelles, Car ce matin j’ai rencontré, Les deux premières hirondelles, Réparant leur nid délabré... L’air est pur, il fait bon de vivre. ”
