Léo-Paul Desrosiers, Âmes et paysages
“ L’asphalte noire et polie luit aux lueurs des réverbères, tandis que l’eau dégringole aux pentes des rues qui se nomment de l’Hôpital, de Brésoles, de St-Sulpice, du St-Sacrement, St-Éloi, Le Moyne, St-Paul, la place Royale ou la place d’Youville. Le vieux Montréal semble pleurer, par cette soirée humide, tout son passé de gloire et de chevalerie. Deux adolescents s’en vont rue Notre-Dame. L’un est un collégien aux yeux naïfs, curieux, rapides à changer d’expression. À peine s’il a vingt ans. On devine en lui une libre flamme d’enthousiasme et l’ardeur pure de l’idéalisme. ”
