Paul Merruau, Revue des Deux Mondes
“ II En Australie, le désert commence à la sortie des villes. Ce pays offre le contraste le plus brusque de la civilisation et de la barbarie, du mouvement et de l’immobilité, du bruit et du silence. La vie primitive y coudoie les existences les plus raffinées ; les sauvages nus et affamés, rôdant autour de l’enceinte des habitations, voient luire le gaz, et entendent sauter les bouchons du vin de Champagne. À vrai dire, le colon de l’Australie n’est pas l’homme qui habite les villas, c’est le fermier qui s’avance dans le désert, qui élève sa demeure grossière au milieu de la solitude. ”
