Louis Ulbach,
Mémoires d'un inconnu
(1864)
“ Ces jardins, ces squares, ornés de palmiers, de bananiers, de minces bambous, semblent une symphonie d'amour au milieu d'un cantique puritain. L'ordre de la ville corrige l'expansion du sol, et cette rectitude des maisons, cette paix relative des rues, concourent à une harmonie grave et tendre que je comprenais, mais que je ne voulais pas aimer. Colonie de forçats et de proscrits, on dirait que la pâleur des premiers habitants de Sydney est entrée pour beaucoup dans la fierté aristocratique de son maintien : il y a un fond de tristesse dans son sourire, une mélancolie éternelle dans sa gaieté. ”
