Résumé

La Femme du condamné, scène de la vie australienne… (1862)

Autant vaut te livrer ma vie, à toi, qu'au bourreau.
— Mais je n'ai pas besoin de ta vie, dit Flower. Tout ce qu'il me faut, c'est de toucher cent livres du gouvernement pour ta capture. En vérité, je n'ai jamais vu d'animal aussi peu raisonnable.
— Tu emmèneras mon cadavre, dit Drohne ; c'est la même chose.
— Non pas, reprit Flower ; il fait trop chaud pour te conserver en bon état, et je ne toucherai pas la prime si je ne représente pas ton corps. Allons, ne fais pas l'imbécile, et en avant! Je n'ai pas envie de passer la nuit dans les bois. Avance, toi! cria-t-il à Slobey.
Source : Gallica

La Femme du condamné, scène de la vie australienne… (1862)

Georges Flower ! mais, ma bonne Emilie, Brade n'aurait qu'un mot à dire pour l'écraser, pour le faire mettre aux fers et l'envoyer à l'île Norfolk pour le reste de ses jours, le misérable incendiaire ! Georges Flower ! si vous saviez seulement les actes de barbarie auxquels ce bourreau s'est livré envers moi et que j'ai endurés par pure compassion pour lui, vous frémiriez d'horreur, mon ange ! Georges Flower ! démon sous une peau d'homme ! Je vous en conjure, par égard pour moi, par respect pour l'hospitalité de mon ami Brade, ne prononcez jamais son odieux nom sous ce toit aristocratique.
Source : Gallica

La Femme du condamné, scène de la vie australienne… (1862)

Soyez humain pour ce pauvre Réginald, monsieur Flower.
— Oui, répondit Flower. Mais ne m'appelez pas monsieur, — cela a l'air froid et cérémonieux. Dites : Georges, faites ceci, faites cela, et la chose sera faite. Maintenant, dites-moi, mistress Harcourt, ce qui pourrait vous être agréable.
— Qu'on me rende mon mari, dit Emilie. Peu m'importe à quelle existence humble et frugale nous pouvons être réduits : tout ce que je demande, c'est d'être réunie à mon mari, M. Flower... pardon... Georges ; je désire être avec mon mari.
Source : Gallica

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