Mary Elizabeth Braddon

Mary Elizabeth Braddon

Résumé

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon La chanteuse des rues. Tome 2 (1881)

Non, madame, c'est le cri désespéré d'une jeune fille romanesque, et il est indigne des lèvres d'une femme accomplie. Vous vous plaigniez tout à l'heure de votre isolement. Vous disiez qu'il était fort triste de ne pas avoir un ami. Si je vous démontrais que vous possédez un ami sincère et dévoué prêt à se sacrifier à vos intérêts, comme vous étiez prête à vous dévouer à Reginald?
- Quel est cet ami ?
- Douglas.
- Douglas! s'écria Pauline; oui, je sais que M. Dale a quelque admiration pour moi et que c'est un homme bon et honorable, mais puis-je tirer avantage de son admiration?
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon La chanteuse des rues. Tome 2 (1881)

Il a de moi une peur horrible, se dit Victor, et un sourire cruel de satisfaction, qui aurait parfaitement convenu à un démon, se dessina sur ses lèvres minces. Il meurt du désir de savoir exactement ce qu'il y a eu pour Dale l'aîné, il n'a qu'une vague idée des choses, mais il n'ose rien me demander. Et pourtant je ne suis que son agent, un agent qu'il doit payer, et devant moi il est dans ses petits souliers. Oui, j'entends être payé, richement payé, Reginald, nonseulement en argent, mais en puissance, la chose la plus enviable que puisse donner l'argent.
Source : Gallica

Portrait de Mary Elizabeth Braddon Mary Elizabeth Braddon La chanteuse des rues. Tome 2 (1881)

Je pense que vous savez que je vous dis la vérité, madame Durski ? | — Oui, répondit Pauline avec une tristesse voisine du désespoir, que le ciel me prenne en pitié ! Je sais que c'est la vérité, et il y a longtemps qu'elle m'est connue. Nous autres femmes, nous sommes capables de pousser la folie à l'extrême. Ma folie à moi est mon attachement excessif pour votre ami. *
— Que votre orgueil vous guérisse de ce dévouement mal placé, madame, dit Victor d'un ton sérieux, ne soyez pas plus longtemps la dupe et l'instrument de cet homme. Vous ne savez pas ce que vous coûte déjà votre sacrifice.
Source : Gallica

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