Résumé

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Les Nuits du Père Lachaise

C’est Maracaïbo, le singe gigantesque de lady Glenmour, celui qui couche toujours aux pieds de son lit et qui s’est dressé sur ses pattes ayant senti remuer près de lui.
Il s’est éveillé et le voilà !
Sur l’un et sur l’autre jeunes gens il darde le fluide jaune de ses yeux ; il se ramasse ensuite sur sa croupe nerveuse et velue, et entre ses bras, durs comme une corde de fer, il est prêt à étrangler jusqu’à ce que mort s’ensuive celui qui fera un pas, un geste de plus. Ses deux longs fléaux de bras se joignent ensuite, et Maracaïbo est alors un singe, plus, un homme.
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Lady Glenmour resta seule avec Tancrède, dont le visage était caché derrière un des pans du rideau du lit.
Sa poitrine alors se dégagea, les cordes de son cerveau se détendirent, et la lutte devint libre entre elle et elle. Elle ne s’avoua rien, elle affronta tout. La clarté se fit dans son âme, non celle du soleil ; mais la clarté discrète des amours souffrantes, celle des étoiles.
D’un côté, elle se vit abandonnée, trahie, jouée par son mari, dont le silence — il durait depuis plus de deux mois — ne prouvait pas autre chose
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Le regard de sir Caskil était d’une pénétration extraordinaire ; non de la pénétration du savant, chargée de réflexions tranquilles, mais de celle dont les hommes aux sens ardents et de mœurs corrompues se font une arme invincible pour séduire ; un regard qui, pareil au verre lenticulaire échauffé par le soleil, commence par éclairer doucement l’objet sur lequel il porte son rayon, puis l’inquiète, l’agite, l’échauffe, l’embrase, et enfin le dissout.
Tandis que lady Glenmour regardait sir Caskil, celui-ci paraissait beaucoup plus occupé de son punch que d’exercer la puissance de son regard.
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