Résumé

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Le médecin du Pecq (Nouvelle édition… (1858)

Et le docteur consultait encore le visage fermé d'Abel, sa main gauche flottante, sa transfiguration graduelle, quand celui-ci, se relevant sur les étriers et haussant la tête, s'écria : « Mais, n'est-ce pas, docteur, que Bergeronnette-cinq-heures est encore plus belle que mademoiselle de Touralbe? »
Une rapide surprise courut sur le visage de Calveyrac. La comparaison et le ton avec lequel elle avait été émise l'auraient jeté dans un monde de perplexités si Abel, dans ce moment,
malgré la spontanéité de sa réflexion, n'eût plutôt appartenu à la vie du sommeil qu'à la vie réelle.
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Le médecin du Pecq (Nouvelle édition… (1858)

Je n'ai qu'une consolation lorsque je songe à l'impossibilité de jamais payer tant de sacrifices : c'est de penser que vous m'aimez, lui un peu, vous beaucoup. Votre générosité vous procure une joie, j'ai besoin de le supposer, qui vous fait supporter mon apparente ingratitude. »
Un éclair de satisfaction colora la figure attentive de madame Dalzonne, qui, posant sa main sur le bras d'Abel, lui dit : « Puisque vous êtes reconnaissant, Abel, écoutez-moi : je désire que vous soyez aimable pour mademoiselle de Touralbe, fort aimable, entendez-vous ? Je l'exige. »
Source : Gallica

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan Le médecin du Pecq (Nouvelle édition… (1858)

Elle est votre ouvrage, Abel.
— Je lui ai inspiré le goût des arts ; elle écrit, elle dessine ; j'en ai fait une musicienne. Cœur d'ange! Docteur, je l'aime; vous m'avez dit qu'elle m'aimait: eh bien, par moments, quand mon démon se tait, je crois que c'est là le meilleur de la vie, aimer, être aimé. Pourquoi n'aiinez-vous pas, vous, docteur?
— Qui m'aimerait? Je suis trop vieux.
— C'est que vous n'avez d'attention que pour la science. Docteur, vous êtes sage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature