Th. Coursiers

Résumé

Th. Coursiers Pile et face : roman improvisé (1847-1848)

Marianne eut un horrible moment de doute.
Heureusement, le sang-froid qu'elle possédait à un si éminent degré ne lui faillit point dans cette circonstance ; par ses caresses, elle calma peu à peu la mère de Joséphine, comme un enfant aux caprices duquel on aurait résisté; puis elle revint avec adresse à l'exécution de sa volonté.
— Il n'y pas lieu à s'épouvanter, Madame, de l'idée naturelle de découvrir à M le baron cet accident ; le mal n'est, certes, pas irréparable; c'est un orage qui passera sans laisser de traces, si nous savons le conjurer à temps.
Source : Gallica

Th. Coursiers Pile et face : roman improvisé (1847-1848)

Tu avais un secret à me confier ? voyons! un secret n'est pénible qu'autant qu'on en est seul dépositaire; un peu de confiance, ma Joséphine, un peu d'amitié, et je suis certaine de parvenir à calmer tes douleurs.
— Si ce que j'éprouvais n'était que de la douleur , mon Dieu ! j'attendrais patiemment un mois, un an;
je ne me désespérerais pas à mourir. Je ne sais même si mon front aurait ces rides précoces qui le découpent déjà comme la peau d'une orange. Mais c'est plus que de la douleur : c'est un malheur , Marianne , plus qu'un malheur.
Source : Gallica

Th. Coursiers Pile et face : roman improvisé (1847-1848)

Plus d'une main blanche se reposa dans la main sèche d'Athanase en tremblant ; plus d'une tête blonde s'appuya à son épaule, frémissante de volupté ; mais le bohème n'avait qu'un froid sourire pour toutes ces suaves provocations. Il cherchait à s'élourdir; —il se livrait à un exercice gymnastique, et il ne songeait pas plus à l'amour, en cet instant, qu'un Terme ne pense à jouer de la flûte.
Joséphine, malgré son dédain et son mépris pour Athanase, ne put assister cependant jusqu'à la fin du bal à ce triomphe étourdissant; à onze heures , elle se relira avec sa mère et Marianne.
Source : Gallica

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