Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret Hors la loi. L'automne d'une courtisane (1877)

Il n'a peut-être élevé nos cœurs si haut que pour les briser aussitôt après dans quelque épouvantable chute.
C'est ce que pensait le baron Imbert : — Ma fille va me dire que je l'ai volée à sa mère, et qu'elle me hait! murmura-t-il.
Enfin il l'avait retrouvée, elle était à lui, cette enfant qu'il avait cherchée dix ans d'un bout à l'autre de l'Europe, partout où la fortune de sa vie galante conduisait Margherita Salvi, baronne Imbert, devenue madame de Nertia, du nom d'un de ses amants, ou
Salomé, la belle Salomé tout court, un nom de guerre.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret Hors la loi. L'automne d'une courtisane (1877)

Le comte Annibal les avait bien prévus.
La douleur morale achevait le travail de la souffrance physique et de la fièvre ; ces yeux d'Orient autrefois si fiers et si brillants, maintenant si sombres, se tournaient vers la servante : — Eh bien ! lâche, as-tu réparé ton ouvrage?
Ce n'est ni Maurice d'Olivaie, ni le baron Imbert qui m'auront tuée ! s'écriait-elle. C'est toi, hypocrite et méchante! Cette enfant pour qui j'avais tout sacrifié, tu me l'as reprise ! Elle souffre. C'est ta faute! Elle me hait! C'est toi qui l'as voulu !
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret Hors la loi. L'automne d'une courtisane (1877)

Pourquoi ne dirais-je point: de nous trois? s'écria-t-il. Le vrai mort, c'est encore bien moins Maurice d'Olivaie ! c'est moi !
Machinalement, il étendit la main, et décidément ferma les yeux du comte Luigi, — ces yeux grands et noirs comme les portes de l'enfer, semblables à ceux de la baronne Imbert, s'il fallait en croire la courtisane Olivia, — semblables aux siens.
Ce beau regard du jeune comte ne devait plus se rouvrir que sur l'espace éternel et l'autre vie. Maxime se prit à méditer profondément.
Source : Gallica

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