Judith, Le Château du Tremble, par Judith Bernard (1878)
“ Raoul, tais-toi, par grâce ; Marguerite, profonde ! une jeune fille innocente, élevée dans un couvent, ne sachant rien de la vie, rien!. s'écria la baronne. Le fils poursuivit : — Ou je suis encore plus sot que je ne me croyais ; et tel doit être le cas. Tous les jours mes idées changent au sujet de Marguerite, oui, tous les jours, et plus souvent deux fois qu'une. Il y a des moment où je l'adore, tant elle paraît adorable, charmante, enfantine dans son ignorance du mal ; puis vient le doute né d'un rien, d'un geste, d'une inflexion de voix, d'un regard. ”
