Résumé

Judith Le Château du Tremble, par Judith Bernard (1878)

Raoul, tais-toi, par grâce ; Marguerite,
profonde ! une jeune fille innocente, élevée dans un couvent, ne sachant rien de la vie, rien!.
s'écria la baronne.
Le fils poursuivit : — Ou je suis encore plus sot que je ne me croyais ; et tel doit être le cas. Tous les jours mes idées changent au sujet de Marguerite, oui, tous les jours, et plus souvent deux fois qu'une. Il y a des moment où je l'adore, tant elle paraît adorable, charmante, enfantine dans son ignorance du mal ; puis vient le doute né d'un rien, d'un geste, d'une inflexion de voix, d'un regard.
Source : Gallica

Judith Le Château du Tremble, par Judith Bernard (1878)

La ligure de M. de Lamback se trouvait dans l'ombre.
Marguerite était tombée dans ne fauteuil, épuisée par la scène qui venait de se passer ; sa physionomie était celle d'une femme bien élevée, qui attend qu'un importun la délivre de sa présence.
Bientôt l'ex-grand seigneur revint auprès d'elle. Un grand changement s'était opéré en lui. Quoique son visage conservât encore une expression brutale et même cruelle, l'insolence de son maintien avait fait place à une timidité gauche et embarrassée. C'est en maîtrisant habilement le son de sa voix qu'il dit à la jeune fille.
Source : Gallica

Judith Le Château du Tremble, par Judith Bernard (1878)

Quelle fête ce serait pour
moi de visiter de nouveau Grenade, Séville, Madrid, Cordoue, avec vous, Marguerite!
La petite main qui était dans la sienne répondit par une pression qui fit courir de la lave dans les veines de Raoul de Rochebeyre.
— Comme vous êtes bon, mon cousin ! dit la jeune fille en relevant la tête et en le regardant.
Son front était pur comme celui d'un ange ; ses joues fraîches comme la rosée du matin; ses yeux bleus encore voilés par les larmes avaient une expression timide et pensive. Il eût fallu être plus qu'un homme pour résister à de pareilles séductions.
Source : Gallica

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