Résumé

Portrait de Jules Janin Jules Janin La dame aux camélias (Troisième édition entièrement revue et corrigée… (1852)

Prudence est une bavarde. Qu'avais-je besoin de ces chevaux ? J'ai fait une économie en les vendant; je puis bien m'en passer, et je ne dépense plus rien pour eux; pourvu que tu m'aimes, c'est tout ce que je te demande, et tu m'aimeras autant sans chevaux, sans cachemires et sans diamants.
Tout cela était dit d'un ton si naturel, que j'avais les larmes dans les yeux en l'écoutant.
— Mais, ma bonne Marguerite, répondis-je en pressant avec amour les mains de ma maîtresse tu savais bien qu'un jour j'apprendrais ce sacrifice, et que le jour où je l'apprendrais; je ne le souffrirais pas.
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin La dame aux camélias (Troisième édition entièrement revue et corrigée… (1852)

Manon était morte dans un désert, il est vrai, mais dans les bras de l'homme qui l'aimait avec toutes les énergies de l'âme, qui, morte, lui creusa une fosse, l'arrosa de ses larmes et y ensevelit son cœur; tandis que Marguerite, pécheresse comme Manon, et peut-être convertie comme elle, était morte au sein d'un luxe somptueux, s'il fallait en croire ce que j'avais vu, dans le lit de son passé, mais aussi au milieu de ce désert du cœur, bien plus aride, bien plus vaste, bien plus impitoyable que celui dans lequel avait été enterrée Manon.
Source : Gallica

Portrait de Jules Janin Jules Janin La dame aux camélias (Troisième édition entièrement revue et corrigée… (1852)

Je viens vous ennuyer, Armand, parce que j'ai deux choses à vous demander : pardon de ce que j'ai dit hier à mademoiselle Olympe, et grâce de ce que vous êtes peut-être prêt à me faire encore. Volontairement ou non, depuis votre retour, vous m'avez fait tant de mal, que je serais incapable maintenant de supporter le quart des émotions que j'ai supportées jusqu'à ce matin. Vous aurez pitié de moi, n'est-ce pas, et vous comprendrez qu'il y a pour un homme de cœur de plus nobles choses à faire que de se venger d'une femme malade et triste comme je le suis.
Source : Gallica

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