Alfred Joubert, La maison des caresses (1906)
“ M ÈRE de la douleur, fille de la caresse, Impitoyable épouse au rein jeune et puissant, Majesté que j'adore, hypocrite maîtresse, Femelle dont je suis le mâle obéissant, Joignant les doigts crispés de leurs mains fraternelles, Les pères décrépits et les fils déflorés Courent vers le miroir de tes froides prunelles, Où monte le levain des crimes ignorés. Ils vont vers tes bras nus et ta poitrine offerte, Vers les coteaux pourprés et les blondes forets; Ta lèvre est attentive et ta narine ouverte Comme un jeune lion qui flaire du sang frais. ”
