Alfred Joubert, La maison des caresses (1906)
“ Il s'attarde aux piliers cerclés de roses fraîches, Quand Apollon vainqueur, en la pourpre des soirs, Dans le miel de l'Hymette ensoleille ses flèches Et burine les lys comme des encensoirs. Mais quand le dieu se meurt en sa robe de sacre, Quand du baiser du jour naît l'âme de la nuit, Quand la rose du sang, au chapiteau de nacre, Caresse le silence et parfume le bruit, Il descend le sentier d'acanthe et de verveine Qui va du mont sacré jusqu'au rivage noir, Et je sens bouillonner dans l'orgueil de ma veine Comme un flux fabuleux la splendeur de l'Espoir. ”
