Paresse

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Marsan Eugène Marsan,  Éloge de la paresse (1926)

“ Les mots sont des miroirs psychologiques. Celui-ci reflète la véritable figure de la paresse. On l’y voit dans son authenticité, dans sa pureté, dans sa candeur. Paresse, autant dire loisir. Tu te rappelles : loisir, repos, absence d’occupations. Mais loisir, c’est-à-dire contemplation, invention, étude. Ce n’est pas tout. La paresse est aussi la paix : per otium, dans la paix. La paresse est aussi la poésie. Ovide nomme les poèmes otia, c’est-à-dire les fruits de la paresse. Dis-moi : que serait un poète sans la rêverie ? ”
Source : Gutenberg

Portrait de Eugène Marsan Eugène Marsan,  Éloge de la paresse (1926)

“ Que la paresse soit couverte d’éloges par des bourreaux de travail, comme Ghirlandaio et Colbert, ils se divertissent. Chez toi, Sardanapale, une telle louange est cynique. Elle est d’ailleurs imprudente. Rappelle-toi comme la paresse est vilaine dans le tableau de Mantegna : une face verte, le corps d’une grassouillette limace. Tu défies le sort. Jupiter ne permet pas que son royaume s’endorme dans une lâche indolence. Virgile dixit.
Écrivez, belle Lendore, conclut Fabrice. Nous allons rivaliser avec les plus illustres maximes.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Hippolyte Babou Hippolyte Babou,  Les païens innocents (Nouvelle édition… (1878)

“ Ainsi l'a voulu le bon Dieu. »
» Si je vous demande maintenant quel est le péché du travailleur de terre, vous me répondrez tous ensemble : « C'est la paresse ! » Oui, mes frères, c'est la paresse ; tel est le mauvais compagnon qui vous suit et qui met en fuite votre ange gardien.
» Quand je passe sur un chemin, je vois, des deux cotés, des hommes et des femmes qui sont là pour travailler sans doute ; oui, je vois les ouvriers dans leur atelier ; mais la paresse les berce et la besogne languit.
”
Source : Gallica

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