Adrien Decourcelle, Théâtre de campagne. Quatrième série… (1878)
“ Le bonheur ne peut être où notre cœur n'est plus : Ton cœur n'est plus ici. SILVIO Va, le remords m'accable Et ton pardon punit assez mon cœur coupable. STELLA Le remords, ce n'est pas de l'amour, va, tais-toi. SILVIO, lui embrassant les mains. Je te jure... STELLA Tais-toi, Silvio, connais-moi. Oui, pour ton inconstance il te faut du courage; J'en ai bien, moi, malgré ta pitié qui m'outrage; Regardons-nous en face et cesse d'imposer A mes deux mains la feinte ardeur de ton baiser. Prends ce collier. Stella, dont l'âme est généreuse, Au prix de tes regrets ne saurait être heureuse. ”
