Résumé

Adrien Decourcelle Théâtre de campagne. Quatrième série… (1878)

Le bonheur ne peut être où notre cœur n'est plus : Ton cœur n'est plus ici.
SILVIO
Va, le remords m'accable
Et ton pardon punit assez mon cœur coupable.
STELLA
Le remords, ce n'est pas de l'amour, va, tais-toi.
SILVIO, lui embrassant les mains.
Je te jure...
STELLA
Tais-toi, Silvio, connais-moi.
Oui, pour ton inconstance il te faut du courage; J'en ai bien, moi, malgré ta pitié qui m'outrage; Regardons-nous en face et cesse d'imposer
A mes deux mains la feinte ardeur de ton baiser. Prends ce collier. Stella, dont l'âme est généreuse, Au prix de tes regrets ne saurait être heureuse.
Source : Gallica

Adrien Decourcelle Théâtre de campagne. Quatrième série… (1878)

CORINE
Écoutez, je vous donne une heure à réfléchir.
SILVIO, avec emportement.
Une heure, c'est trop, puisqu'on ne peut vous fléchir, Pas même une minute!.. Ah ! je connais ta haine ! Tu n'es pas seulement vaniteuse et hautaine,
Je ne te savais pas dûre et méchante encor.
CORINE
Moi méchante?.. Tu dis que tu tiens un trésor,
Et ton cœur, cependant, par un caprice incline Vers Corine; sois donc logique au moins. Corine Possède des colliers en brillants, — mais elle a
Un caprice, à son tour... le collier de Stella.
Tu peux déroger, soit... Corine aussi déroge...
Source : Gallica

Adrien Decourcelle Théâtre de campagne. Quatrième série… (1878)

SILVIO
Ah! mesdames,
J'entends que j'ai compté dans mon esprit bénin Sans l'amour-propre inné dans le cœur féminin Et sans l'instinct jaloux de ce sexe irascible ; Enfin, n'en parlons plus... la chose est impossible.
CORINE
Impossible ? Je parle avec sincérité :
Je suis sans amour-propre.
STELLA
Et moi sans vanité.
SILVIO
Oh ! vous dites cela ; mais, à la moindre épreuve, De l'orgueil féminin vous donneriez la preuve.
CORINE
C'est trop fort! et je veux, pour vous humilier, Si madame y consent... ma moitié du collier.
STELLA, qui a pris la moitié du collier.
Et moi, la mienne.
Source : Gallica

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