Résumé

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau Mademoiselle de la Seiglière

SCÈNE II. jasmin, seul.
Ah bien, oui, dans une heure!... Dans une heure, monsieur le marquis partira pour la chasse, et comme c'est probable qu'il s'amusera à l'écouter! Mais le voici avec sa fille... l'œil vif, le teint frais et l'air plus gaillard encore que d'habitude...
SCÈNE III. JASMIN, LE MARQUIS, HÉLÈNE, appuyée au bras de son père.
le marquis. (Ils entrent par la porte de droite.)
Ah! Jasmin... c'est toi?... Eh bien! est-ce que madame la baronne de Vaubert n'est pas arrivée?
jasmin.
Non, monsieur le marquis... mais il y a là quelqu'un...
Source : Gutenberg

Portrait de Jules Sandeau Jules Sandeau Mademoiselle de la Seiglière

Marquis, tout est perdu.
le marquis.
Hein?... comment! tout est perdu?
la baronne.
Croyez-vous aux revenants?
le marquis.
Eh! Madame...
la baronne.
Si vous n'y croyez pas, vous avez tort; le fils Stamply, Bernard, ce héros mort et enterré depuis cinq ans sous les glaces de la Russie...
le marquis.
Eh bien?
la baronne.
Eh bien! on l'a vu aujourd'hui, il n'y a qu'un instant, à Poitiers; on l'a vu en chair et en os, on l'a vu, ce qui s'appelle vu, et on lui a parlé, et c'est lui, c'est Bernard, Bernard Stamply, le fils de votre ancien fermier... Il existe, il vit, le drôle n'est pas mort.
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Monsieur Bernard, votre cœur a-t-il à se plaindre de nous?
bernard, vivement.
Oh! Mademoiselle, vous ne le pensez pas.
hélène.
Hélas! je ne sais que croire... qu'imaginer... Mon père aurait-il involontairement?... Il a parfois encore toute la pétulance, toutes les mutineries, tous les emportements du jeune âge... C'est un enfant, mon pauvre père; mais si bon, si charmant! S'il lui est arrivé de vous offenser, il n'en sait rien lui-même: il ne faut pas lui en vouloir.
bernard.
Je n'ai qu'à me louer de monsieur le marquis, Mademoiselle. Je n'ai rien à lui pardonner.
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