Jules Sandeau,
Revue des Deux Mondes
“ Jamais le mensonge n’a flétri ces lèvres, jamais la ruse n’a faussé le rayon de ces yeux. Elle parle, et, sans le savoir, l’ange se fait complice du démon. Elle ne dit rien, non-seulement qui contrarie, mais encore qui ne confirme ce qui s’est dit précédemment ; il n’est pas une parole d’Hélène qui ne vienne à l’appui d’une parole de Mme de Vaubert. La vérité a des accens vainqueurs que l’ame la plus défiante ne saurait méconnaître. C’est la vérité, c’est bien elle qui parle par la voix d’Hélène ; cependant, si Hélène est sincère, Mme de Vaubert est sincère, elle aussi ? Bernard hésite. ”
