Alexis Bouvier,
Le fils de l'amant
(1884)
“ Célestin marche, enfonçant ses jambes guêtrécs dans les herbes mouillées, il est impressionné par ce grand silence, il est arrivé au sommet de la côte, il s'arrête et regarde autour de lui; la cloche d'un village sonne la demie de six heures... tout se transforme, le jour pique, le soleil se lève. Célestin respire à pleins poumons; des herbes qui se vautrent dans la rosée du matin et de toutes les fleurs des champs et des bois s'échappe un parfum âcre et dur. Ils sentent bon les taillis et dans leur odeur on boit la santé à pleine poitrine... ”
