E. T. A. Hoffmann,
Contes nocturnes
“ Ce fut ainsi que les trouva le comte Népomucène, qui sortait de sa chambre. En ce moment Herménégilde reprit ses sens, embrassa l’officier avec ardeur, et s’écria de nouveau dans son délire : — Stanislas ! mon bien-aimé ! mon époux ! L’officier, le visage brillant, tremblant, perdant toute contenance, fit un pas en arrière, et se déroba doucement à l’étreinte convulsive d’Herménégilde. — C’est le plus doux moment de ma vie, balbutia-t-il timidement, mais je ne veux pas jouir d’un bonheur qu’une erreur seule me procure. Je ne suis pas Stanislas ! hélas ! je ne le suis pas ! ”

