Résumé

Laurent Grillet Les ancêtres du violon et du violoncelle

Dans le superbe tableau de Memling, xve siècle, La Madone et l’enfant entre deux anges, qui se trouve au musée des Offices, à Florence, on voit une vièle fort gracieuse à laquelle on pourrait presque donner le nom de viole. Montée de six cordes, elle a un élégant cordier ; les ouïes sont placées comme sur le violon, de chaque côté du chevalet ; de plus, quatre petites rosaces décorent la table, dont les bords sont à peine échancrés ; le manche, carré, est de la même épaisseur que la caisse ; quant au cordier, il ne diffère pas de ceux des autres vièles.
Source : Wikisource

Laurent Grillet Les ancêtres du violon et du violoncelle

Ce fut aussi son principal rôle sur la plupart des instruments du Moyen Age et de la Renaissance, qui étaient disposés et accordés non seulement en vue de jouer des mélodies, mais encore pour exécuter des accords, ou plutôt des consonances, ce que Jérôme de Moravie appelle : le plus difficile, le plus solennel et le plus beau dans l’art. Aujourd’hui, le violon est devenu l’instrument brillant que l’on connaît, et c’est encore à l’archet que l’on s’adresse pour obtenir les belles sonorités, chaudes et vibrantes de l’orchestre.
Source : Wikisource

Laurent Grillet Les ancêtres du violon et du violoncelle

La lyre, c’était peut-être un peu pompier, puis il est de convention en art que la lyre personnifie la poésie. Une flûte n’aurait sons doute pas donné le mouvement si gracieux des bras qui a été obtenu avec une basse d’archet. Mais voilà, une basse d’archet, violoncelle ou basse de viole, c’est gros ; les éclisses y sont hautes, l’ensemble devenait lourd ; c’est pourquoi la caisse a été rétrécie, arrondie par derrière, le manche allongé et finalement le tout monté sur une pique. De cette façon, rien ne masque la gracieuse figure, que l’on peut regarder de n’importe quel côté.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature