Quatuor

Définition et enjeux

Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Aussi purement musicale que la sonate et le quatuor, la symphonie a sur l’une et l’autre le double avantage des timbres plus variés et de plus vastes proportions. La sonate est belle, mais d’une beauté pour ainsi dire encore solitaire. Admirable est le quatuor, la forme par excellence de la musique de chambre, ainsi qu’on nomme cet art profond et caché. Le groupe musical du quatuor peut se comparer au groupe social de la famille ; mais la symphonie est plus largement représentative. ”
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Portrait de Augustine Bulteau Augustine Bulteau,  La Lueur sur la cime

“ De la musique, naturellement. J’ai fait un quatuor depuis que nous nous sommes vues, ça m’a rendue enragée. On ne sait pas, sans l’avoir essayé, comme c’est difficile de bâtir un quatuor raté ! Nous n’avons plus la finesse, la patience, la discrétion, le sens intérieur enfin, qu’il faut à ces œuvres qui ressemblent à des causeries alternées où le cœur et l’esprit se racontent, suspendent leurs confidences pour écouter une réponse délicate ou moqueuse, la reprennent entre le sourire et la mélancolie. ”
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Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ De nos jours même, en dépit des merveilles que les « bois » ou les « cuivres » ont tant de fois accomplies, les cordes conservent leur antique privilège. Elles demeurent la base et le fond de l’orchestre. Elles lui sont indispensables. Il ne leur est pas nécessaire. Les chefs-d’œuvre du quatuor sont les témoins immortels de ce qu’elles peuvent sans lui. Elles ont tout dit pendant cette semaine où elles furent seules à parler.
Par le nombre des parties ou des voix, sinon par la forme ou le type, commun aux trois genres, le quatuor se place entre la sonate et la symphonie.
”
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