Édouard Garnier

Résumé

Édouard Garnier La musique de quatuor (1869)

Les concertos de piano, le concerto de violon, le caprice pour piano avec accompagnement d'orchestre sont des chefs-d'œuvre du goût le plus pur. Les trios de Mendelssohn sont même un progrès comme musique de piano sur ceux de Beethoven, comme déjà les sonates de Weber étaient un progrès en tant que musique d'instrument sur les sonates de ce grand maître. — Mendelssohn a créé des idées, il les exprime dans la langue de Beethoven. Cette nature d'élite aura marqué une époque de transition qui portera son nom et qui laisse entrevoir une évolution nouvelle de l'art.
Source : Gallica

Édouard Garnier La musique de quatuor (1869)

Il s'agissait d'être initié à quelques remarquables compositions de musique de chambre, interprétées par de très
éminents instrumentistes. Trois noms parmi les plus illustres, Haydn, Mozart, Beethoven, — cette triple expression du beau, — resplendissaient sur le programme. L'occasion est rare d'être convié à pareille fête, et pourtant quelques adeptes, quelques fidèles, quelques esprits délicats et éclairés, ont seuls répondu à l'appel fait à une population nombreuse. Aussi est-ce toujours avec un regret véritable que nous constatons cette indifférence pour l'art pur et élevé.
Source : Gallica

Édouard Garnier La musique de quatuor (1869)

Ce genre de musique intime, réservé autrefois aux seuls connaisseurs, tend chaque jour à s'écarter de son caractère primitif pour devenir le plaisir de tous ; mais, dans cet ordre d'idées, la seule bonne volonté ne suffit pas, et, pour y trouver un plaisir complet il faut encore être à même d'en pénétrer le sens.—Un siècle s'est à peine écoulé depuis les premiers essais de musique de quatuor.
Source : Gallica

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