Résumé

P. Scudo Revue Musicale — Les Sociétés et les Musiciens de concerts

Compositeur de génie, musicien de premier ordre, il chante avec un goût exquis, joue admirablement du violon et ne dédaigne pas la guitare. La nature a été si prodigue envers lui qu’il a tous les modes d’expression à son service : le cor, le violon, le piano, la voix, la mimique. Son gosier est aussi flexible que son oreille est fine. De plus, c’est un homme d’un esprit charmant, soudain, prime-sautier, d’un tact exquis, aussi vif que hardi, toujours vivant et toujours amusant.
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P. Scudo Revue Musicale — Les Sociétés et les Musiciens de concerts

Homme d’esprit et parfaitement de son temps, M. Vivier a compris que la modestie est le partage des imbéciles, qui, en se confiant à la Providence comme les petits des passereaux, s’en vont mourir à l’hôpital ignorés des vivans et de l’avenir. Aussi ; après MM. Liszt et Berlioz, qui sont les maîtres reconnus dans l’art de multiplier les échos qui répètent leurs noms, M. Vivier peut-il revendiquer la première place et s’écrier avec une audace légitime : Anch’io son pittore ! D’où vient M. Vivier, et qu’est-il enfin ?
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Sous la pression de ses lèvres vigoureuses, les sons bouchés ont presque autant d’éclat que les sons ouverts, qui sont d’une douceur pleine de charme. Il chante sur le cor comme pourrait le faire une voix émue, et il en tire des accens qui révèlent un sentiment exquis de l’art. Peut-être préférons-nous ces effets simples à cette joyeuse fanfare que M. Vivier a intitulée la Chasse, où quatre sons simultanés se font entendre à la fois, en communiquant à l’oreille la sensation complexe d’un morceau à quatre parties réelles !
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