Résumé

P. Scudo Revue Musicale — Les Artistes et les Concerts de 1858

On ne peut rien entendre de comparable à la marche des Ruines d’Athènes de Beethoven, arrangée et exécutée par M. Rubinstein. On dirait que tout un orchestre bruit dans ses doigts d’acier, qui font jaillir les sonorités étranges de cette musique sauvage, conçue par un génie très civilisé. J’aime beaucoup la contenance de M. Rubinstein, qui ne se donne pas des airs de héros de roman, qui est calme devant son clavier, comme il convient à un grand artiste qui respecte le public dont il recherche les suffrages.
Source : Wikisource

P. Scudo Revue Musicale — Les Artistes et les Concerts de 1858

MM. Rubinstein, Litolff, Wienawski, Sivori, Bazzini, Tamberlick, des pianistes, des violonistes et des chanteurs de tous les pays et de toutes les langues se sont disputé l’honneur de vivre au moins une semaine dans les fastes de la vie parisienne. C’est que la vie, la vie de l’esprit est ici, dans ce foyer permanent d’événemens, d’incidens de toute sorte qui se succèdent avec une rapidité effrayante, et, si l’histoire est étudiée en Allemagne, c’est à Paris ou à Londres qu’elle se fait. Le reste du monde observe, médite et subit les conséquences du mouvement qui s’accomplit ailleurs.
Source : Wikisource

P. Scudo Revue Musicale — Les Artistes et les Concerts de 1858

Ainsi donc je persiste à penser que le premier morceau de la symphonie avec chœurs est obscur, d’un enfantement pénible qui n’échappe pas à l’auditeur, tandis que le scherzo, accessible à tous, est d’une facture étonnante, que relève encore la nombreuse variété des rhythmes qui le traversent et en avivent la pensée. Quant à l’andante, c’est la plus belle des quatre parties ; il constitue à lui seul un chef-d’œuvre d’invention et de sentiment. Là tout est clair, bien que la phrase soit d’une longueur merveilleuse ; tout se comprend facilement malgré la profondeur de la pensée.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature