Résumé

Actes des conférences : journées internationales Alfred Cortot (2012)

Cortot se revendiquait souvent comme un homme du XIXe siècle. De fait, il est né le 26 septembre 1877, c'est-à-dire tout juste cinquante ans après la mort de Beethoven et moins de trente ans après celle de Chopin, à peine plus de vingt ans après celle de Schumann ; à cette date, Brahms, Liszt et Wagner sont encore en vie. Si la carrière du pianiste s'inscrit pleinement dans le XXe siècle, il apparaît avant tout comme un Romantique et comme l'héritier de tous ces compositeurs qu'il vénérait plus que tout.
Source : Gallica

Actes des conférences : journées internationales Alfred Cortot (2012)

Mais quand débute un second conflit mondial, notre musicien est de nouveau happé par la grande Histoire, et son comportement durant l'Occupation va, on le sait, grandement affecter sa réputation.
Ce qu'on pourrait appeler une « légende noire » occulte en effet partiellement la grande richesse de la carrière de notre pianiste. Pour de nombreux mélomanes, le nom de Cortot évoque le régime de Vichy et la Collaboration, et son cas illustre, dans le domaine de la musique, l'idée selon laquelle l'Occupation est un « passé qui ne passe pas », éveillant encore aujourd'hui passions et polémiques.
Source : Gallica

Actes des conférences : journées internationales Alfred Cortot (2012)

Utilisant les méthodes pédagogiques les plus modernes et délivrant des diplômes comparables à ceux de l'Université, l'Ecole offre aussi à ses élèves une formation musicale complète, avant qu'ils ne se spécialisent dans un domaine ou un instrument. Les premières années, Cortot ne s'investit guère dans sa gestion quotidienne, mais professe chaque mois de juin des « cours public d'interprétation », qui attirent de nombreux jeunes virtuoses et déchaînent l'enthousiasme des mélomanes : il semble ainsi que notre pianiste soit le véritable inventeur des master classes.
Source : Gallica

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