Résumé

Yane Fromrich Hector Berlioz : [exposition, Paris… (1969)

Génie prédestiné, génie méconnu, génie qu'accablent les béotiens, génie désabusé, son visage ravagé présente tour à tour toutes les expressions du génie romantique.
Ses amours elles-mêmes témoignent d'une imagination insolite. Il tombe follement amoureux d'une actrice irlandaise qu'il a simplement vu jouer, ne dort plus, et, pour-suivi par son image, erre sans but dans les bois et les prairies qui environnent Paris, fait d'elle le thème central d'une symphonie, lui écrit des lettres restées sans réponse, la maudit lorsque des faux bruits la noircissent, l'épouse lorsqu'elle revient en France.
Source : Gallica

Yane Fromrich Hector Berlioz : [exposition, Paris… (1969)

« A force d'entendre ma partition presque chaque jour, je n'entends que mes personnages qui chantent par la voix de l'orchestre, je marche dans les rues comme un somnambule, en réalité je suis dans le jardin du riche Capulet et j'écoute Juliette sur son balcon faire à Roméo ses sublimes aveux. » (à sa soeur, 25 août 1858) .
« Si vous aviez entendu... comme ils ont chanté l'adagio, la scène du balcon de Juliette de Roméo et Juliette. vous eussiez peut-être dit, comme la comtesse Kalergi le lendemain du concert : « J'en pleure encore ! »
Source : Gallica

Yane Fromrich Hector Berlioz : [exposition, Paris… (1969)

Shakespeare est resté toute sa vie au centre de son univers. Les autres sources d'influence, qu'il s'agisse de Byron, de Walter Scott, de Goethe ou de Virgile, vont s'agglutiner, malgré leur diversité, autour de ce monolithe baroque, auquel sa technique doit le côté abrupt et coloré, la tendance au rêve, la démesure. Non seulement la Symphonie fantastique et Roméo et Juliette, mais la Damnatioin de Faust et les Troyens ne sont pas tout à fait explicables sans cette constatation initiale.
Source : Gallica

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